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Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance

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AnaCo 3/22 - Quelques personnages angwalimesques (suite)

Vié ba Diamba

Dépêches de l'agence de presse privée Ana et le Congo (AnaCo)

Série 3: Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance 

Kinshasa 22 décembre 2009 – 15 février 2010

 


Sur l'agence AnaCo, voir aussi:
 
http://anaco1.blogspot.com/

et http://anaco2.blogspot.com/


Sur le Congo, voir aussi:    

http://butembo-kinshasa.blogspot.com/

 

 

 


 

Personnages angwalimesques (suite)

 

...

 

Les stars époustouflantes et les vamps hallucinantes des films nigérians, les langoureuses et envoûtantes, angoissantes et sulfureuses, fascinantes et terrifiantes karachikas… dont le roulement des hanches et la démarche nonchalante troublent les écoliers, tourmentent les pères de famille, provoquent des dérapages, des délestages et

- Et pourtant tout homme averti enregistre le numéro de téléphone de ses maîtresses sous un nom masculin, non ?

des litiges dans les ménages… et mettent au supplice les hommes de Nzambe… implorant le Seigneur de les autoriser à se porter au secours de ces femmes désemparées, d’évangéliser ces brebis égarées, d’affronter leurs abjectes diableries et de leur apporter la délivrance divine, au nom de Jésus… et auxquelles

- Moyen te ! Comment nier votre beauté ? Vous n’êtes pas réelles ! Comment ne pas tomber dans vos pièges ? Seul le Prince des Ténèbres peut vous avoir inventées ! Comment ne pas succomber à votre tentation ? Au nom de Jésus !

- Au nom de Jésus ? Pourquoi pas, Papa ! Coup pressé ?

- Toute la nuit, chérie na ngai !

- D’accord, Papa, touuuuuuute la nuit…Mais mbongo liboso…

il est absolument impossible

- Pesa lar, ko ! D’abord la dîme !

de résister…

 

Les veuves de vingt-trois ans et mères de deux enfants, les jeunes filles de dix-neuf ans et mères de trois enfants, les femmes de moins de trente ans, répudiées pour cause de « stérilité » après cinq à six ans de pratique conjugale ininterrompue… et même des gamines de quatorze ans

- Leurs formes n’auraient pas encore atteint leur plénitude mais leurs fesses et les muscles de leur vagin seraient déjà très développés ?

orphelines ou fillettes abandonnées, qui vivent « en collectivité » et s’entassent, vaille que vaille, dans des parcelles crasseuses en compagnie d’autres PPTE

- PP quoi ? Petits Propriétaires ? Paysans Pauvres Très Endettés ? Petites Poufiasses Terriblement Excitantes ?

démunis de tout… et qui, pour subsister, vivoter, survivre… ne vont pas travailler dans les mines de diamant de Mbuji-Mayi et des bourgades environnantes mais « creusent » les hommes… et mettent leur corps sur le marché, au « Quartier latin », le cèdent ou le négocient, au jour le jour, et l’adjugent au plus offrant ou le bradent à n’importe quel prix et à tout venant… mais qui commencent à se réunir, à constituer des comités et à faire avoir leurs droits tant

- Certains clients s’en vont sans nous payer ! D’autres disent qu’ils nous « aiment » et refusent de mettre la capote ! Et, lorsque nous tombons enceintes, ils nous abandonnent avec nos enfants !

vis-à-vis des clients que

- On ne nous respecte pas ! On nous frappe et on nous injurie ! Les policiers et les militaires nous arrêtent sans motif… nous rackettent et nous obligent à coucher avec eux… et nous passent tous dessus, du plus gradé au simple mbila, les uns après les autres, dans l’ordre ! Nous sommes des détritus, des invendus du marché de l’amour et du mariage ! Nous sommes des bitula !

des autorités ou de la population…

 

L’entourage de Christelle Mbila, élue Miss Kinshasa en mars 2008 et Miss RDC en juillet 2008, qui

- Il n’y a pas eu de concours national de Miss en 2009 ?

- Il semble bien que non ! Rachel Ndey Nome, étudiante en deuxième graduat à l’IFASIC, section journalisme, a cependant été couronnée Miss Lemba en 2009 (après avoir « participé » à l’élection de Miss Congo en 2007, à Bandundu et avoir été élue deuxième dauphine de Miss Kinshasa en 2008)…

dénonce, dans La Tempête des Tropiques du 25 janvier 2010, sous la signature de Keren Kapi, et

- Certaines personnes aux mœurs légères… se recrutant aussi bien parmi les organisateurs des concours que parmi (il faut bien que nos jeunes filles apprennent à reconnaître et à respecter leurs autorités, oh !) ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir… auraient-ils même « tenté de prendre de force cette Miss » ?

condamne fermement le détournement de plusieurs « cadeaux » offerts à la lauréate : des billets d’avion d’Air France, Royal Air Maroc et de SN Brussels Airlines, la voiture « promise

- Des fonds décaissés, dont le montant n’a pas été révélé, auraient-ils pris une destination inconnue ?

par la Présidence », les dix mille dollars de la BCC et ceux d’un « homme d’affaires bien connu et diamantaire de son état »… qui lui sont parvenus après soustraction

- Soeur Marie-Clémentine, mieux connue sous le nom d’Anuarite, aurait-elle même reçu une jolie montre… d’une valeur de seulement 40 dollars… alors que le « donateur » en avait annoncé une de 400.000 dollars ?

respectivement, de 30 et de 70%...

 

Les kuluna « en cravate », détourneurs de deniers publics, réputés intouchables… qui, le soir venu, ne tendent pas leurs embuscades aux environs du pont Matete ou dans le quartier Binza Pigeon ou au croisement des avenues Komoriko et de l’Equateur, près du stade Vélodrome, à Kintambo… agressant ou même assassinant des gens qui attendent un taxibus pour se rendre à Kingabwa ou un chauffeur qui s’apprête à déposer son véhicule dans un parking payant ou un diamantaire

- Celui qui avait promis dix mille dollars à Miss Congo ?

- Nayebi te !

accompagné d’une dame qui n’est, sans doute, pas son épouse… et qui ne sont pas recherchés par la police… mais

- On pense cependant leur réserver quelques cellules dans toute nouvelle prison, près de Bandundu, une prison « trois étoiles », la prison du Cinquantenaire… où quelques « kuluna sans cravate » (une trentaine d’entre eux, ayant fait l’objet d’une condamnation définitive, viennent, en effet, d’y être transférés) se feront un plaisir de les accueillir !

continuent de circuler librement, accompagnés de gardes du corps musculeux, dans des jeeps toute terrain, 4x4, climatisées et

- Et peut-être blindées ?

aux vitres fumées…

Les « hommes d’affaires », entrepreneurs et manufacturiers (fondeurs de cuivre, fabricants de produits éclaircissants, de supu na tolo et de charcuterie à base de poulet… ou même, dit-on

- Comme on accusait dans le temps (à tort ou à raison, l’affaire a-t-elle été totalement éclaircie ?), à l’époque du gouvernement Birindwa et de sa réforme monétaire, un nommé Khanafer d’avoir passé une commande parallèle de « nouveaux zaïres » auprès d’imprimeurs argentins ou brésiliens ?

manipulateurs de « machines à fabriquer les faux dollars ») du quartier industriel de Limete…

 

Les administrateurs de marchés et percepteurs qui utilisent des quittanciers parallèles…

Les fonctionnaires qui demandent un « transport » pour faire avancer un dossier ou libérer un imprimé ou un simple formulaire photocopié…

Les parsecs* et les « petits de confiance »… qui conseillent à leurs patrons à consommer beaucoup de miel… et d’en garder toujours à la maison, en réserve, préventivement… pour se protéger contre tout risque d’empoisonnement…

Les « coupeurs » (Adg, ministres, pasteurs, hommes d’affaires de Kingabwa, porte-parole de la Monik ou de différentes ambassades, chargés de communication des entreprises minières, chanteurs et musiciens, promoteurs de combats de catch, fonctionnaires des affaires foncières…) et

- Comment survivre sans les coupages… « à moins de susciter des conflits et de le rentabiliser » ?

les journalistes « quados »…

 

* Les « parsecs » ou secrétaires particuliers… à ne pas confondre avec le Projet d’Appui à la Réinsertion Socio-Economique Post-Conflit, Parsec, ayant obtenu du Fonds Africain de développement, Fad, un financement destiné à « la réalisation d’une étude sur les femmes associées aux forces et groupes armés et les femmes victimes de violences liées aux conflits »…

 

Les entreprises publiques et établissements publics de l’Etat dont les bâtiments

- Toilettes (le plus souvent) bouchées et ascenseurs (habituellement) en panne… Murs crasseux, mouchoirs en papier, sachets d’ « eau pure » et feuilles de kwanga jonchant le sol…

tombent en ruine… et dont les patrons multiplient les « missions de service » à l’intérieur du pays et à l’étranger… et

- Opération retour !

conditionnent le paiement des fournisseurs à l’application de la règle du « retour de l’ascenseur »…

Et tous les autres rongeurs voraces, criquets véreux ou représentants de missions de coopération et d’organismes financiers internationaux qui demandent aux entrepreneurs et opérateurs économiques, sélectionnés sur base d’appels d’offres, de débourser une importante commission avant de libérer les fonds destinés à l’exécution des marchés…

 

Et ceux que l’on appelle, ohoooh ! les « kuluna culturels » auteurs

- Lesquelles, lesquelles, lesquelles ? « Qui est derrière toi » de Ferré Gola ? « Quel est ton problème ? » ou « Techno Malewa » ? On peut nous les faire entendre ?

de chansons immorales* (ou lardées de « dédicaces » ou, si on préfère, « enlaidies » par les mabanga** qui rapportent à leurs auteurs… mais n’ont, en général, pas grand chose à voir avec l’œuvre originale) et virtuoses de danses du bassin

- Makinu ma David, eh !

déclarées « obscènes » par les prêtres catholiques et les bons pères de famille… et par l’Administration du Territoire*** de l’ancien Congo belge… et par Papa Wemba qui demande

- Pourriez-vous faire ça pour moi, Saint Père ? Vous, au moins, On va vous écouter !

au pape de prier Nzambe… de bien vouloir, dans son infinie bonté, « pardonner ses collègues musiciens qui ont conduit la jeunesse congolaise dans la perdition »…

 

* Ainsi une « métaphore poétique » (hum !) à la gloire d’un Diego Cao… qui serait le tout premier à avoir découvert l’embouchure du fleuve d’une demoiselle jusqu’alors inexploré (le fleuve) ou inexplorée (la demoiselle)… a-t-elle été « chantée » (ou reprise en refrain dans l’une ou l’autre chanson) par Fally Ipupa ou par Blaise Bula ? Ou par les deux ?

 

** Les « cibles » ou « clients » dont les musiciens psalmodient le nom dans le cadre du « phénomène libanga » étant courtisés, flagornés, fayotés, pelotés, tripotés et caressés dans le sens des poil pubiens… et qualifiés de « Plus puissant que Dieu », « Meilleur des meilleurs », « Homme du moment », « Déesse », « Sans concurrent », « Grand Prêtre », « Mère des mères », « Boss des Boss » ou de « Bienfaiteur du petit peuple », etc… C’est ainsi que certains musiciens ont pu être qualifiés (Jones-Eugène Kota dans Forum des As, 10 février 2010) de « renardeurs », vivant aux dépens de ceux qu’ils « immortalisent »… quoique, à y regarder de plus près, d’après certains musiciens, on leur « paie juste une chikwangue sans aucun condiment d’accompagnement »…

 

*** Les danses obscènes doivent

- Rentrez les fesses ! Serrez les cuisses ! Fermez vos culs !

certes, être sévèrement réprimées… sans « atermoiements funestes »… mais également sans « précipitation inconsidérée »… car, enseignait la très sainte bible (le « vade-mecum ») de l’administration militaro-territoriale de l’ancien « Congo belge », il ne faut pas oublier que la danse constitue le « seul exercice d’assouplissement physique dont s’accommode leur coutumière indolence »…

 

D’anciens séminaristes… qui, inspirés par le Seigneur, avaient créé leurs églises mais

- Beaucoup d’appelés, peu d’élus ! C’est toujours comme ça avec Nzambe ! Parmi les pasteurs, certains ont le droit de lui lècher les couilles toute la nuit (L’Evêque Pascal Mukuna ?) tandis que d’autres, apparemment, rament (les pasteurs François Ebwana et Malembi Emmanuel figurant, respectivement, aux n°48 et 49 d’un classement des « cinquante serviteurs du Seigneur qui ont marqué l’année 2009 » ?), sont moins appréciés que par le passé (le couple Olangi Wosho et le général Sony Kafuta Rockman ?) ou sont carrément mis sur la touche pour un certain temps (l’Archibishop Kutino Fernando, alias Papa Archi ?)… Nzambe est très humain, quoi ! Il a ses petits favoris, ses gitons préférés… et il en change parfois !

n’avaient pas réussi à percer sur le marché du « pastorat »… soumis à l’heure actuelle, sous l’influence des églises américaines, aux cruelles lois du profit et règles de la concurrence… et qui se sont trouvés une nouvelle vocation : l’« éducation de la jeunesse, fer de lance de l’avenir de notre cher et beau pays »… et se sont institués

- A la tête écoles-ligablos, sans matériel didactique, sans bibliothèque, sans locaux propres ni appropriés … sans installations sportives, ni même une cour de récréation pour les élèves… sans urinoirs (heureusement que les enfants ne souffrent pas de la prostate)… Des écoles dans lesquelles des D6 donnent cours jusqu’en 6ème année du secondaire…

directeurs généraux d’établissements privées… où ils habitent avec toute leur famille, une chèvre et quelques poules et qui leur permettent, certes, de nourrir tout ce monde-là… mais que le ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel estime « non viables » et dont il ordonne

- Même d’une école installée sur l’avenue de la Science (ou sur l’avenue du Livre), dans la commune de la Gombe ?

la fermeture…

Le pasteur qui devient, successivement

- Et toujours dans le même bâtiment… qui ouvre, ferme et rouvre… changeant simplement d’affectation : église, école, bordel !

directeur d’école… puis patron d’hôtel

- Où souvent trouvent refuge (et vivent quelquefois en permanence) des essaims de prostituées et des gangs de bandits (cachant leurs armes dans les plafonds des chambres) !

de passe

 

Les femmes et les enfants de la ville de Mbuji-Mayi (dont les habitants sont privés d’eau potable, depuis quatre jours, à cause d’une érosion qui menace le tuyau principal de la Regideso, au quartier Tshikama, près de l’université) qui sont obligés de parcourir, à pied, de longues

- Difficile de faire sa toilette, ces derniers jours ! Pas même le temps d’aller à la prière, oh !

distances, en portant sur la tête (ou en transportant sur un vélo) des bidons jaunes, des bassines ou des seaux… pour aller s’approvisionner en eau dans la rivière Lubulanji ou dans d’autres points d’eau des environs de la ville…

Les femmes et les élèves de Kwamouth qui se lèvent avant l’aube… et font la queue devant l’unique source d’eau potable de Ngalobilo… située à près de cinq kilomètres du centre de la cité…

 

Les quatre enfants de Kikwit 3, âgés de huit à douze ans (dont deux de la même famille) qui jouaient au pied d’un ravin dans une zone érosive…et qui sont morts dans un éboulement, après que des pluies torrentielles se soient abattues sur la ville… Et les autres enfants qui ont eu la vie sauve grâce à l’intervention rapide des

- D’anciens creuseurs artisanaux, expulsés d’Angola ?

passants… lesquels se sont portés immédiatement au secours des victimes, malgré les risques d’un nouveau glissement de terrain… et ont creusé, creusé, creusé le sol avec les moyens du bord… et ont réussi à en sauver deux…

 

Les veuves sans réaffectation (ne pouvant pas souvent s’acheter de nouveaux pagnes) et les fonctionnaires retraités (portant des costumes propres mais élimés) qui ne sont pas en mesure de s’acquitter de l’impôt foncier et qui continuent de recevoir des factures de la Snel et de la Regideso alors que leur quartier est privé d’eau et d’électricité depuis des jours, des semaines ou (dans certains quartiers excentrés), des mois…

Les expropriés sans indemnisation (propriétaires de garages, bars-terrasses, hôtels, centres de santé, écoles, habitations privées, stations-service, dépôts-magasins, malewas, ligablos…) situés dans l’axe de la future « autoroute » Limete/Funa-Mongata et les « révoqués » de la magistrature et des services publics de l’Etat (fonctionnaires des Finances)… pour « manquements graves », certes, mais sans véritable possibilité de recours…

Les prêtres sans paroisse ou « en situation irrégulière », les chauffeurs sans véhicule, les élèves sans école, les malades sans hôpitaux, les concubines de militaires déserteurs (ou disparus au combat) et les cadres territoriaux écartés de leur poste et remis à la disposition de Kinshasa

- Et ayant été « oubliés » dans les nouveaux mouvements de mise en place ! Parfois depuis parfois 10 ans !

qui passent leurs journées sous les arbres (ou aux alentours) de la cathédrale Notre-Dame sur l’avenue de la Libération, ex-24 novembre (et font semblant d’attendre le début de la grand-messe d’ouverture d’une conférence épiscopale de haut niveau) ou du bâtiment de la Fonction publique ou du camp Kokolo ou de l’Institut de la Gombe ou de l’hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo, ou du Secrétariat général du ministère de l’Intérieur…

 

Les urineurs clandestins en pleine rue… et même, par provocation, devant la grille d’entrée d’une place fortifiée dont le boss

- Un Mupaya ? Un Chinois, un Mundele, un Nebali ? Un « Katangais », un « Nande », un « ex-Cepgl » ? Un Monik ?

faisait clairement savoir aux populations riveraines et foraines, en lettres majuscules peintes en rouge fluo

- Kosuba awa te !

sur les remparts d’enceinte de son oppidum, qu’il était interdit de lâcher des eaux à moins de cinq mètres de la frontière de son enclave territoriale et que la clôture de son domaine privé, électrifiée et barbelée de concertinas « empoisonnés », était sévèrement gardée par des chiens (probablement racistes) et des sentinelles (certainement armées de fusils, de matraques, de pilons à manioc ou de battes de base-ball)…

 

Les fumeurs de diamba

- Alias gandja ?

- Alias malolo ! d’après Petit*…

chargeurs et receveurs de taxi-bus, veilleurs de nuit, poussateurs (ou, si on préfère, tireurs de pousse-pousse), casseurs de pierres, éléments « incontrôlés » de la police et de l’armée, shegués et kulunards, karatekas, lutteurs, catcheurs et autres pombas, musiciens, chauffe-lits et filles-mères… et adeptes

- En vente dans tous les bons ligablos de la place ?

du supu na tolo (dans lequel, parfois, un trousseur de pagnes et arracheur de petites culottes dilue quelques comprimés d’un « médicament » devant lui permettre de parader, de trotter, de galoper et de caracoler pendant toute une semaine, à raison de huit heures par jour, en changeant de monture toutes les heures… avant de tomber

- Ensorcelé par la famille, oh !

raide mort et d’être conduit d’urgence aux cliniques universitaires de Kinshasa)…

 

* Mwana ya Yolo, « Petit de la famille » (habitant sur Bolobo, presque en face de chez Mama Kulutu) et « Petit de confiance »…

 

Les pilotes, serbo-colombiens, sino-syriens, ou australo-ghanéens, d’avions poubelles dont l’appareil pèse plus

- Ou moins… si la boîte noire a été jetée par dessus bord ?

lourd à l’atterrissage qu’au décollage…

Les « expatriés »

- On pointe du doigt les « Indo-Pakistanais » ou, en général, les « Asiatiques »…

qui fabriquent artisanalement (sans indication

- African Foods And Beverages ? De l’éthanol mélangé à de l’eau et à du colorant ?

de marque, ni de composition, ni de taux d’alcool) des sachets (Whisky, Café Rum, Push Café, Pastis, etc) ou de petites bouteilles de supu na tolo

- La soupe sur la poitrine ? La sauce sur la poitrine ? La bave sur la poitrine ? Il faudrait bien qu’un jour… quelqu’un m’explique, oh !

et des produits éclaircissants dans des « annexes » construites au fond de certaines parcelles… ou dans de petites  usines insalubres de Kingabwa… à proximité d’un atelier où un « homme d’affaires » étranger est suspecté de fondre, dans de gros chaudrons, le cuivre des câbles électriques volés sur le route des Poids lourds…

 

Les couples de bourgeois à deux salaires, bons pères et bonnes mères de familles très chrétiens… mais qui ne se font pas entièrement confiance… et qui se déchirent sur la question de savoir… s’il vaut mieux prendre à son service

- Elle va se faire engrosser par mon bonhomme !

- Ou par ton fils, Maman !

une bonne ou

- Il va séduire ma fille !

- Ou être utilisé par ta bonne femme… obligée de recourir à l’adultère pour « contourner » ta stérilité, Papa !

un domestique…

 

Les mikilistes frimeurs, bien carrossés, bien costumés, biens sapatés, bien cravatés, bien parfumés, bien arrosés … venus exhiber des bijoux, fumer le cigare et « passer quelques jours de vacances » à Kinshasa… et qui

- Oh ! Kokamwa ! Awa penza bozali sous-développés !

- Futa, Papa !

- Qu’est-ce que ozokanisa ? Towuti Paris ! Kuna ezali Paradis ! Kuna, na mikili, tout le monde est « bien » !

- Futa kaka, oh !

- Bolole ya mwasi ! Nous ne sommes pas des pauvres, oh ! Toza na mbongo ebele !

s’énervent parce que le réseau est en panne et que le lecteur électronique de cartes de crédit du restaurant où ils viennent de dîner… refuse leurs cartes…

 

Les veillées de deuil « collectives » qui se déroulent sur la place de la maison communale de Bandalungwa, surtout le

- Après que les corps aient été retirés de la morgue !

week-end, en plein air, autour de catafalques ou de chapelles ardentes installés sous des tentes… et les « relations de travail » du défunt et quelques autres voisins de quartier « moins proches » de la famille éprouvée… qui

- Chez « Les Copains », c’est plus discret, n...on ? Ou chez Donat, sur Ango-Ango, à côté de la Snel et près d’un salon de coiffure, ce n’est pas trop loin…

après quelques instants de recueillement, agacés par la musique tonitruante des orchestres modernes ou traditionnels… ou irrités les insultes, les menaces et les chansons obscènes des jeunes « kuluna »… choisissent de se retrouver et de boire

- Et se retiennent difficilement de danser !

plus tranquillement sur les terrasses, dans les bars et sous les paillottes des environs…

 

 

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