Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance
Vié ba Diamba
Dépêches de l'agence de presse privée Ana et le Congo (AnaCo)
Série 3: Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance
Kinshasa 22 décembre 2009 – 15 février 2010
Sur l'agence AnaCo, voir aussi:
http://anaco1.blogspot.com/
et http://anaco2.blogspot.com/
http://butembo-kinshasa.blogspot.com/
Et voici, en vrac, tous embarqués sur la baleinière MB/Zala Mayele , une série très confuse de personnages possibles (ou pas possibles) qui pourraient peut-être (s’ils n’en sortent pas déjà…) figurer dans une prochaine histoire
- Picaresque ?
angwalimesque de la nouvelle équipe victorieuse de littérature rdcongolaise composée particulièrement (par ordre alphabétique) de :
In Koli Jean Bofane
Vincent Lombume Kalimasi
Marie-Louise Bibish Mumbu
Fiston Nasser Mwanza Mujila
Achille Ngoye
André Yoka Lye Mudaba
Je les ai recherchés partout… J’en ai retrouvé quelques-uns… Certains m’ont reconnu… D’autres pas…
Un casting féroce et
- Nollywoodien ?
- Bien mieux ! L’humour kinois en plus !
truculent… féérique et diabolique
Une femme d’affaires moyennes ou un comptable principal adjoint qui grimpe, avec son sac à main ou sa petite mallette, à bord d’un taxi-bus ou d’un taxi collectif … dans lequel se trouvaient déjà installés
- Mais, oh ! en réalité, c’étaient…
- Des agents de sécurité ?
- Des bandits, eh !
quelques passagers… à l’affût d’une gazelle fondante ou un phacochère onctueux… et qui, aussitôt après le redémarrage du véhicule, se jettent sur leur proie, la maîtrisent, la tabassent, l’obligent à se coucher sur le plancher du véhicule, la dépouillent de tous ses biens et vêtements de valeur (montres, téléphones, bijoux, portefeuilles, gourmettes, lunettes, perruques, chaussures en croco, sac à main, souliers à haut talon, pantalons, pagnes… sans oublier les soutiens-gorges de marque, en soie douce et précieuse… ceux qui se décrochent si tendrement)… et finissent par
- Descend du véhicule ! Et cours sans regarder derrière toi !
l’abandonner… presque nue, presque morte, en petite culotte… ou en chaussettes… dans un coin perdu de la ville...
Les jeunes fumeurs de chanvre de Masina (ou de Kingasani, de Mikondo et de Mpasa) qui prennent place sur le toit du train urbain reliant
- A trois cent francs congolais seulement le ticket ! Ben oui, mais les voyous voyagent sans payer, eh !
tôt le matin, l’aéroport de N’Djili à la Gare centrale… chahutent les usagers réguliers, travailleurs, libangistes et mamans maraîchères, descendent du train alors qu’il est en marche, à la hauteur de Kingabwa… volent les marchandises des vendeurs installés le long du rail, chapardent des mangues et des mikate… puis remontent en vitesse dans le train, au su et au vu des contrôleurs et policiers de l’Onatra, totalement impuissants… tandis que les jeunes de Kingabwa, regroupés à l’occasion d’un deuil, leur jettent des pierres, blessant à l’occasion des passagers ordinaires… et payants…
Les uns (grands) qui imposent leur loi aux autres (petits)
- A l’école primaire Kiboto, au quartier N’Djili Kilambu, dans la commune de Mont-Ngafula ?
- Mais non ! Compétition inter-écoles kaka ! Entre l’Institut Technique Industriel de N’Djili et le collège Elikya de la place Sainte-Thérèse dans la même commune !
dans les cours de récréation et aux alentours des établissements…
Les coupeurs de route, déserteurs des FARDC ou rebelles pourchassés par l’armée régulière d’un pays voisin… qui jaillissent des broussailles, abattent cinq bergers et s’emparent de bêtes et de
- Vendez le reste de votre bétail et donnez-nous la contrevaleur en espèces…
femmes mariées, de jeunes filles et
- … si vous voulez retrouver tout le monde en entier et en bon état de fonctionnement !
d’enfants… des éleveurs du campement Mbororo de Bloho, dans le parc national de Waza …
Les voleurs de télévisions et de téléphones cellulaires qui rôdent dans les rues de Bandalungwa et repèrent
- Personne à l’intérieur ! La voie est libre ! On peut y aller ! C’est tout bon ! On y va !
les maisons dont la porte d’entrée est bel et bien cadenassée… mais à l’extérieur…
Les prétendus « réparateurs » de télévisions et de téléphones cellulaires qui les fourguent à un prix défiant toute concurrence au marché des Anciens Combattants, communément appelé Gambela (mais dit aussi « Koweit »)…
Les anciens shegués, devenus
- Avec l’âge ! On finit par se ranger, eh !
pickpockets et détrousseurs de fidèles et d’adeptes, de pasteurs et de curés… qui glandent dans les parkings et aux environs du grand marché… et à l’entrée du Temple de l’ACK ou de la cathédrale Notre-Dame (faisant mine d’attendre le début d’une veillée de prières ou de la grand-messe d’ouverture d’une conférence épiscopale
- Internationale, eh !
de très haut niveau… et se massent les doigts pour les assouplir et les rendre plus habiles à vider les goussets, à explorer les poches bien pleines des pasteurs et à déboutonner les braguettes des robes épiscopales)…
Les taulards mal nourris et les surveillants mal payés qui, la nuit, montent des coups ensemble… et, à l’aube, après le travail, « réintègrent leur casernement », ensemble, pour prendre un peu de repos, bien mérité…
Les bongolateurs (ex-cambistes) et vendeurs de cartes pré-payées qui opèrent dans tous les quartiers, aux carrefours, près des pompes à essence, à proximité des sous-commissariats de police, devant les bars et les églises…
Les commissionnaires
- Droit de visite (et transport) non remboursable !
et les revendeurs de voitures d’occasion, assis sur un tabouret ou une chaise en plastique, qui attendent des clients sous un parasol ou à l’ombre d’un arbre…
Un « affairé » dont le secret de la réussite (dans le business, évidemment… mais aussi en amour, au foot et même en politique) réside dans la prière et qui n’est pas gêné de dire à Nzambe : « Si tu me donnes quelque chose de bien… alors moi aussi, je ferai quelque chose pour toi ! »…
Les « Chinois » de Lemba, de Yolo (sur Kapela) ou de Lingwala qui sont à pied d’œuvre dès six heures du matin et qui ne ferment pas leur boutique avant vingt-deux heures...
Les importateurs de « viande de capa » et de croupions de dinde…
Un « petit du quartier », un certain Adricha, qui a installé son atelier, appelé
- Avec modestie ?
« La persévérance » sur Birmanie, dans la commune de Ngiri-Ngiri, à moins de cent mètres de l’ancien atelier de Chéri Samba… et qui espère ainsi, probablement, hériter du talent, de la notoriété et de la clientèle du « maître »…
Les mamans maraîchères de la « pépinière » de Bandalungwa (entre l’avenue Kasa-Vubu et le camp Kokolo) et celles qui ont été chassées
- Mais elles l’ont réinvesti, non ? Avec les shegués ?
du cimetière de Kasa-Vubu…
La mère de famille qui se réveille tous les matins à 4h30 et va acheter toute une bassine de 50 à 100 pains
- Pain UPAK ?
- Pain Victoire, pain ya ba gagnants !
à la boulangerie industrielle de l’avenue Kabinda… et les revend ensuite devant sa parcelle…
Les vendeuses de tomates, d’oignons et de ndembi, à même
- Mais payant, chaque jour, une taxe d’étalage !
le sol, qui s’installent au marché Zigida, à proximité de mares d’eaux stagnantes et d’amas d’immondices… dégageant des odeurs nauséabondes…
La mère célibataire de trente-cinq ans, enceinte de son quatrième enfant, qui fouille
- Le salaire de mon « concubin de fonctionnaire » ne suffit pas !
dans des cartons de vêtements usagés, à la « galerie Mongo » (comme on disait dans le temps), à la recherche d’un pantalon pour son fils de sept ans …
Une veuve de Kinkole-Pêcheurs, âgée de plus de cinquante ans et mère de cinq enfants… qui pénètre, vers 5h 30 du matin, dans la concession de « Bombon-Kin »… glisse sur du bois mouillé, chute et se retrouve coincée… et meurt broyée… entre deux grumes de plusieurs tonnes qu’elle s’efforçait d’« éplucher » pour en retirer les écorces…
Les « divers » et les « petits de la rue » qui font tous entièrement partie du décor…
Les receveurs et les chargeurs dans les parkings… à Kingasani ya Suka, Pascal, Ngaba, Lemba Terminus, Bongolo, Victoire, Kintambo Magasin, UPN… et même en pleine ville, au croisement des avenues Kasa-Vubu et du Commerce…
Les chauffeurs de taxis et de taxi-bus… qui n’ont vraiment pas intérêt, s’ils veulent sauver leurs abattis, à heurter
- Tuta voiture na ngai ! Tuta, ko ! Okomona !
la voiture d’un capitaine (énervé, ivre et armé) de l’armée ou de la police au quartier Mbokolo dans la commune de Matete ou au quartier 7 à N’Djili (bilan* : un chauffeur mort et un receveur jeté dans le coffre de la voiture du capitaine… et dont on est toujours sans nouvelles)…
* On peut faire mieux : à Binza Delvaux une rencontre, à propos d’une concubine, entre un officier
- Il s’agirait d’un colonel !
et un homme de Nzambe du coin s’est terminée sur un score plus élevé : deux personnes (la belle-mère et la belle-fille du pasteur) tuées et deux autres personnes touchées par balles (dont le pasteur lui-même, blessé au bras)…
Les « échangeurs » de grosses coupures
- Deux coupures de 500 francs congolais contre 900 FC en coupures de 50 FC…
contre des petites, qui portent de gros sacs remplis de billets et s’approvisionnent en petites coupures auprès dans des stations-services ou des chambres froides et
- Poursuivis par la police comme bradeurs de la monnaie nationale, oh !
les revendent aux principaux arrêts de bus (ronds-points Ngaba et Victoire, etc) à des chauffeurs de taxis et autres transporteurs toujours à cours de « monnaie » à remettre à leurs clients, maintenant que le prix de la course
- 300 en Petita* !
est passé à 350** FC…
* Petita : Motos à trois roues, peintes en jaune avec de petits carrés bleus, roulant sur certains tronçons seulement et pouvant transporter trois personnes au maximum…
** Les transporteurs privés ont tendance…depuis février 2010 et la dernière majoration du prix du carburant à la pompe (passé de 895 à 97O FC pour l’essence et de 885 à 965 FC pour le gasoil) consécutive à une nouvelle dépréciation du taux de change du franc congolais par rapport au dollar américain… à imposer de nouveaux prix à leurs clients… Le « phénomère demi-terrain » pourrait faire sa réapparition ? Et l’ensemble des prix à la consommation suivre à la hausse ?
Les laveurs de pieds qui, lorsqu’il a plu dans la journée, attendent leurs clientes, en début d’après-midi
- Cent francs par pied !
à la sortie du grand marché, le long de l’avenue Kasaï et à ses différents croisements (Kato, Rwakadingi et Itaga)…
Les « Bana Salongo » du marché Gambela… des jeunes gens d’une vingtaine d’années qui, le week-end, très tôt le matin, dès 5h, s’organisent en groupes de 10 à 15 personnes, s’arment de houes, rateaux, balais, chariots et curent les caniveaux, balayent et ramassent les déchets, sachets et autres immondices… avant de les brûler ou de les
- Mais où ?
- Délocalisation kaka !
transporter ailleurs… et de faire, vers 8h, le tour de tous les étalages et de tous les commerces pour y
- Recevoir ?
- Percevoir ! Réclamer avec insistance… pour « un service non commandé », oh ! Et « terroriser » les vendeurs, oh ! Et menacer les récalcitrants de déverser des monceaux d’immondices devant leur magasin ou leur étalage, oh !
taxer les vendeurs d’une somme variant, selon les activités entreprises, entre 300 et 1000 francs congolais…
Les handicapés, fraudeurs en douanes, du Beach Ngobila… et le héros des forces armées et mutilé de guerre
- Cul-de-jatte ou manchot ?
qui, après avoir « usé de manœuvres », est parvenu, sans qu’elle s’en aperçoive, à trousser et à violer une femme mariée, pendant
- Mais j’ai les cuisses toutes mouillées ! Nzambeee ! Que s’est-il donc passé ? Mamaeeee ! Je me suis pissé dessus pendant que je dormais ? Ndokieee !
son sommeil, dans un train reliant Kolwezi à Dilolo… et qui n’a pas manqué de faire valoir pour sa défense (en brandissant ses béquilles et en agitant ses moignons) qu’il avait « donné beaucoup de morceaux de son corps pour son pays »… et que le peuple congolais ne lui étaient pas très reconnaissant… surtout les femmes… et qu’il souffrait d’hypertension…
Les jeunes filles maniérées qui achètent et se font poser
- Dans un salon ? Chez une esthéticienne ?
- Meuuunon, Vié ! Au marché ! En plein air, quoi ! Collés par le vendeur lui-même !
des cils artificiels…
Les femmes lutteuses, au pagne relevé sur les hanches et au soutien-gorge de combat, qui boxent et catchent et tabassent le linge sur de grosses pierres, au bord de la rivière...
Les familles entières qui vivent
- On pêche, on pisse et on chie dans le fleuve… mais on ne boit que l’eau de pluie !
à bord de baleinières ou de barges abandonnées dans certains ports de Kinshasa : Baramoto, Scibe, Strabac… et qui font le commerce de bananes plantain et de poissons boucanés…
Les shegués qui ont élu domicile au stade Tata Raphaël (ex-stade du 20 Mai ou dans des carcasses de véhicules (voitures ou taxi-bus « garés » depuis des années sur des accotements et des terrains vagues… ou qui encombrent carrément la voie publique) et qui sont friands d’oiseaux ou de viande
- Niama ya zamba ?
- Niama ya sima ya ndako !
de kondoko et qui caillassent les forces de l’ordre chargées de la démolition des « étalages » et autres « kiosques » installés anarchiquement devant les parcelles…
Les épaves de véhicules qui, la nuit, deviennent des maisons de passe…
Le nouveau-né retrouvé mort
- Sans doute un enfant des shegués qui occupent de nouveau l’ancien cimetière de Kasa-Vubu…
à l’entrée principale du Centre d’accueil kimbanguiste, dans la commune de Kasa-Vubu…
Le groupe de maibobos
- Y compris deux jeunes « enfants nés de viols » !
du quartier Mabanga de Goma, vivant de vols et de mendicité, dont l’abri de fortune, dans un coin du marché, a été incendié par des commerçants de l’endroit…
Les demandeurs de visa qui, dès l’aube, font la file devant les ambassades…
Les enfants, non-déclarés à la naissance par leurs
- L’enfant m’appartient, non ? Même s’il n’a pas été présenté à la commune ! Tout le monde sait que c’est mon enfant, oh ! Tout le monde peut en témoigner !
parents et qui n’ont pas d’existence légale leur pemettant d’avoir des papiers en règle… et de voyager…
La projection
- Avec « la bénédiction de l’Ambassade de Grande-Bretagne en RDC » et en collaboration avec, notamment, l’Organisation internationale des migrations, OMI, et la Maison des Congolais De l’Etranger et des Migrants (MCDEM)…
à Kinshasa, Lubumbashi, Goma et Matadi, dans le cadre d’une vaste « campagne
- Mais, parti quelques mois trop tôt, l’Adg de la Congolaise des Hydrocarbures, Cohydro, n’a sans doute pas eu l’occasion de visionner l’œuvre !
de sensibilisation sur le danger de l’immigration clandestine », du film « Tosa mibeko »…
Les ombres qui, la nuit, se glissent* à bord
- Et les huit marins ukrainiens du navire « Island of Luck », accusés d’avoir précipité cinq jeunes clandestins à l’eau, dans le fleuve Congo, à la hauteur du village Kongolo, à près de trois kilomètres du port… avec des « gourdes pour les empêcher de se noyer »… et qui ont été acquittés, parce qu’il y avait « doute sur l’intention de donner la mort », par le tribunal de grande instance de la Gombe !
d’un bateau battant pavillon panaméen ayant accosté au port de Matadi…
* Et pendant ce temps-là, à Copenhague, des « ngulu »
- Des « faux musiciens » ? Des accompagnateurs d’orchestres ?
- Mais non ! Des membres d’une délégation officielle partie représenter la RDC au sommet sur les changements climatiques, dit-on ! Trente à quarante personnes sur soixante-dix, dit-on ! Des cadres en mission de service, des experts, des hommes et des femmes « respectables », dit-on ! Balie coin, oh !
- Ouais, mais cette « information », parue dans un quotidien « populiste » de Kinshasa, (un journal spécialisé dans les « coupages », les nouvelles prétendument sensationnelles et les « règlements de comptes ») devrait néanmoins être vérifiée… Et, à supposer que l’information soit exacte, peut-être s’agit-il… non pas d’experts de la délégation officielle… mais plutôt de délégués de différentes ONG, également présentes à Copenhague…
auraient choisi de déserter leur pays, de zapper leurs familles… et de disparaître dans la nature… pour aller où, y faire quoi, dans quel brouillard, sous quel climat, à quelle température, par quel temps généralement maussade, avec quelles indemnités de mission d’une semaine ou deux, sur quels trottoirs rendus glissants par la pluie ?
Les importateurs clandestins de produits pétroliers de la cité de Mitendi…
Les Bana Zanzibar ou Mboloko qui importent du pétrole lampant en provenance du Nigeria (via la localité angolaise de Soyo, en face de Moanda, de l’autre côté du fleuve)… et le transvasent dans des bidons, mal nettoyés, ayant contenu de l’essence…
Les Kadhafi, revendeurs de carburant ou de pétrole lampant … qui continuent d’attendre leurs clients le long de certaines artères et font concurrence aux stations d’essence…
Les vendeuses « kuluna » du marché central, du marché « Libération » de la commune de Bumbu, du marché « Lomé » de la commune de Selembao ou du wenze « Sola » à Binza-Ozone, près de la paroise Saint Cyprien… et qui mélangent la farine de froment à celle de manioc ou encore le lait en poudre à la farine de maïs blanc…
Les pharmaciens irréguliers qui installent leurs tables, sous des parasols, dans les marchés ou même devant certains grands dépôts pharmaceutiques et qui proposent aux passants des médicaments exposés à la chaleur, à l’humidité et à la poussière…
Les « rabatteurs » qui travaillent pour le compte d’un magasin, abordent les passants, essayent de les attirer à l’intérieur…
Les marchands de tombola bwaka, de chaussures d’occasion, de fers à repasser ou de couverts de table de seconde main du « Zando ya monene » et du quartier de l’avenue du Commerce…
Les cireurs de chaussures… et les chailleurs, vendeurs à la sauvette et autres petits vendeurs (en général ils ne crient pas, ils se glissent entre les tables des terrasses, offrent leurs services… ou « exposent » avec insistance leurs marchandises au regard des chalands) ambulants
- Kamundele ! Thompson grillés ! Ya Jean ! Mbinzo ! Maki ! Mapa ! Nguba ! Tangawisi ! Noix de cola !
- Cigarettes ! Mouchoirs en papier ! Savon « twist » ! Insecticide (massacreur) ! Dentifrice ! Brosses à dent !
- Cravates ! Ceintures ! Chemises ! Pantalons !
- Lunettes de soleil ! Montres ! Porte-clefs ! Torches électrique ! Stylos à bille ! Parfums !
de n’importe quoi
- Eau pure !
dans tous les quartiers…
Les vendeuses des marchés pirates, appelés Bitula, installés
- Et celles qui transportent des bassins sur la tête et sillonnent les rues du quartier Maman Nzenze, à Kingabwa, près de la route des poids lourds… et vendent « à la queue leu leu », en bottes de quatre ou cinq (au prix de trois cent à cinq cent francs congolais la botte), des os de poulet récupérés chez des fabricants de charcuterie (hallal ?)… et celles qui vendent, à moitié prix, des pains « foutus » (brûlés* ou mal levés) au marché de Kingabwa Uzam, à la hauteur de la douzième rue, en fin d’après-midi…
à certains coins de rue et les mamans qui exploitent des gargotes, appelées malewa, servant des plats déjà préparés, un peu partout et même au centre ville, au port et près des bâtiments administratifs… et qui, les uns et les autres, se font régulièrement chasser par la police… et qui se réinstallent toujours au même endroit, tout aussi régulièrement, quelques jours après…
* Avant même l’incendie, dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 février 2010, du nouvel entrepôt
- Près de 60.000 sacs de farine et de nombreux équipements détruits !
de l’usine de l’Usine de Panification de Kinshasa, UPAK (ex-Mama Poto, située au croisement de l’avenue Kasa-Vubu et de Saio)… L’incendie
- L’usine ne disposait d’aucun extincteur ?
a été maitrisé difficilement et trois jours après le feu couvait encore…