Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance
Vié ba Diamba
Dépêches de l'agence de presse privée Ana et le Congo (AnaCo)
Série 3: Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance
Kinshasa 22 décembre 2009 – 15 février 2010
Sur l'agence AnaCo, voir aussi:
http://anaco1.blogspot.com/
et http://anaco2.blogspot.com/
Sur le Congo, voir aussi:
http://butembo-kinshasa.blogspot.com/
Hit parade des tapageurs nocturnes
A Kinshasa, les principaux tapageurs nocturnes…
Ce sont les frères et soeurs en Jésus-Christ des églises de N’Djili, de Yolo, de Bandalungwa
- Les différents groupes d’adoration se sont succédés, au Temple de l’ACK, à partir dix-sept heures, pour électriser l’assemblée avant d’arrivée de l’Oint de Nzambe, l’évêque Pascal Mukuna, qui avait invité ses fidèles à la Table du Seigneur… et la graaaaaande vedette de la soirée est finalement montée sur scène après minuit… et elle a prêché et jodié touuuuuuute la nuit, jusqu’à cinq heures du matin… se dévouant corps et âme pour la bonne marche des affaires de Nzaaaaambe !
ou du quartier Delvaux… ou sur Sendwe ou sur Kanda-Kanda ou partout ailleurs… dans toutes les communes, tous les quartiers, toutes les rues ou toutes les parcelles… qui louent bruyamment le Seigneur… et qui (possédés par l’Esprit-Saint) se troussent et se trémoussent, s’exhibent et se contorsionnent ?
Ce sont les différents orchestres… dont les chanteurs et les danseuses ont sans doute commencé leur carrière musicale et scénique au sein d’une chorale
- Cohabitation ou jumelage des églises et des bars ?
protestante ou kimbanguiste… ou catholique : à la paroisse Saint Cyprien de Binza-Ozone, à la paroisse Saint Jean-Baptiste de Bumbu, à la paroisse Saint Marc de Kingasani ya Suka, à la paroisse Saint Hilaire de Kimbanseke, à la paroisse « Cœur immaculée de Marie » à Masina… ou même à la chorale Quasimodo de la paroisse Saint-Joseph, à Matonge ?
Ce sont encore les bars en plein air et
- Sans oublier le « Roi Mabi » à Super Lemba et « Ya Ntobe » au croisement des avenues Kenge et Assossa, à Ngiri-Ngiri…
les terrasses de l’avenue du Flambeau au quartier
- Où bourdonnent de nombreuses p’tites pipeuses très engageantes (PPTE), épouses-ligablos pour vieux bulankos vicelards et autres « nus » désoeuvrés de la Monik !
Bon Marché, dans la commune de Barumbu, de l’avenue Kapela, à Yolo, du quartier 7 à N’Djili ou de l’avenue des Huileries, à Lingwala… Ceux de l’avenue Kasa-Vubu à Bandalungwa et du Couloir Madiakoko à Matonge… Et les kermesses des avenues Kimbondo (à Bandal), Lopori (à Matonge) ou Birmanie (à Ngiri-Ngiri) ?
Ce sont, aussi, mais dans une moindre
- On leur enjoint de maintenir le niveau sonore de leurs hurlements à un seuil tolérable, eh !
mesure, les pensionnaires des cachots du camp Lufungula, du camp Kokolo ou du camp Tshatshi (un cachot souterrain privé de lumière, dit-on) ? Ou de la prison centrale de Makala ou du sous-commissariat de police « Tuana », à Masina, quartier 3 ? ou du sous-commissariat « Zamba Avocat » situé au-delà de la 17ème Rue ?
Ce sont, enfin, les groupes électrogènes des magasins, chambres froides ou dépôts pharmaceutiques installés aux alentours du « Zando ya monene »… sur les avenues Bas-Congo, du Plateau, du Commerce ou du Marché ?
Or que …
En province, à Matadi, au premier de l’an, jour de la « fête des enfants », les jeunes gens et les jeunes filles de la ville portuaire boivent du whisky en sachet… chantent et dansent et sifflent et se pavanent gaiement dans les rues… et « s’adonnent à des excès en tous genres »… et viennent même se faire prendre en photo sur le pont Maréchal… et même
- Du jamais vu, ça !
s’y amoumoumouuuuuurrracher dans la pénombre… en toute tranquillité… sans que des gens armés
- Au nom de la Loi !
- Mamaeeee !
ou des hommes de Nzambe
- Au nom de Jésus !
- Nzambeeeeee !
ou une bande de kuluna, fumeurs de diamba et consommateurs de supu na tolo, ne surviennent… et ne fassent comprendre à l’amoureux de la nzele… qu’il avait intérêt à laisser passer son tour… et ne lui shootent un coup de pied dans les douillettes… une toute nouvelle paire de couilles que le jeune branleur, à peine pubère, avait à peine eu l’occasion de déballer, d’exhiber… et d’essayer sur une personne du genre… et ne menacent de lui couper les roubignoles et de lui frire les rognons… et ne le congédient brutalement… et n’ordonnent à la gamine
- Au nom des droits de l’homme sur la femme, du bouc sur la chèvre, du verrat sur la truie !
- Nakufieeeeeeee !
de les suivre et de s’abandonner… ou même de se sentir mal, de défaillir et de s’évanouir… mais surtout de ne pas protester, se débattre, s’égosiller, tempêter, huuuuuuuuuuurler
- Tapage nocturne, oh ! Tu veux qu’on t’enfonce des chiffons graisseux dans la bouche ? Ou ta petite culotte, toute crasseuse et humide, si tu préfères ?
se démener, supplier, fondre en larmes… dans une maison inhabitée des environs ou dans tout autre endroit obscur et difficile d’accès… pour y être troussée, fourrée et saillie ?
Ayaya !