Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance
Vié ba Diamba
Dépêches de l'agence de presse privée Ana et le Congo (AnaCo)
Série 3: Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance
Kinshasa 22 décembre 2009 – 15 février 2010
Sur l'agence AnaCo, voir aussi:
http://anaco1.blogspot.com/
et http://anaco2.blogspot.com/
Sur le Congo, voir aussi:
http://butembo-kinshasa.blogspot.com/
Sont-elles bien vraies toutes ces histoires que les gens racontent ou sont-elles seulement drôles ou cruelles ou
- Evidemment ?
- A peine !
montées de toutes pièces ? (suite de l’histoire de l’éleveuse de volaille fraîche et du propriétaire de chambre froide, revendeur de poulet surgelés… et quelques autres histoires)
Ne parlons plus
- Elle est morte électrocutée, la pauvre fille ! C’est trop triste !
de la vendeuse de pétrole de Kingabwa… mais parlons plutôt de l’avicultrice qui s’était laissée séduire par un propriétaire de chambre froide et revendeur de poulets surgelés ?
Quelle est, en effet, la suite de cette histoire ? Qu’est-il advenu de ce couple de volaillers ?
La proie, comme on pouvait s’en douter, est-elle
- Qu’est-ce que tu préfères en moi, mon ventre, mon courage, ma détermination, mes hanches ou mon ouverture d’esprit ?
- Nionso tout !
- Tu veux que je te dévoile tous mes secrets ? Tu n’as pas remarqué que ma fesse gauche était plus rebondie que ma fesse droite ?
- Tu es gauchère ?
- Et la droite mieux étoffée ?
- Montre, oh !
- Tu veux vraiment tout voir ? Tu veux que je te fasse… une surprise ?
- Laquelle ?
- Tu veux que je te montre mon lézard sur les cuisses ? Et le papillon qui s’est posé au creux de mes reins ? Et tous mes autres tatouages intimes ?
devenue à son tour prédatrice ? S’est-elle, sans se faire trop prier, mise en « petites affaires »… sous la douche puis au lit
- Olingi nasala nini, cheri na ngai ? Olingi nabeta yo position ya poulet roti ?
avec le propriétaire de chambre froide et revendeur de poulets surgelés… elle et lui s’assemblant, s’accordant, s’accointant, s’accolant, s’appariant, s’emboitant, s’embouchant et se besognant pendant des heures, touuuute la nuit, avec un enthousiasme partagé… à l’hôtel « La Surprise »… et l’a-t-elle carrément pompé, pompé, pompé, pompé… essoufflé, asséché, claqué, crashé, vidé de tout son sperme… drogué, empoisonné ou même ensorcelé… infarctusé, diabétisé ou anévrismé… et
- Ooooooh ! Ourdi et manigancé !
dépouillé, au petit matin, de tous ses dollars, de son téléphone portable, de ses lunettes de soleil, de sa bague en or et de son attaché-case (contenant des papiers d’identité et les documents de transport et de dédouanement de différentes marchandises)… et, avant l’heure de midi
- Ata yo moko !
avait-elle réussi, moyennant quelques autres manigances (et ourdissements), à s’approprier… et, après dix-sept heures, avait-elle déjà revendu, à quelques « petits du quartier » (amants de coeur, intermédiaires et distributeurs)… touuuuute la cargaison de cartons de poulets surgelés dont le jobard était venu prendre livraison au port de Matadi ou de Boma ?
Ah !
Et le partenaire de l’éleveuse de volaille, le propriétaire de chambre froide, qu’est-il devenu dans cette histoire ? Sans doute a-t-il été conduit
- La congélation, c’est sa partie ! Il connait ça trop bien ! L’hiver ne lui a jamais fait peur !
directement à la morgue, non ?
*
Un jeune fou, âgé de dix-sept ans, connu sous le nom d’Ibula, s’est-il bagarré furieusement… avec Ndendo, sa concubine, aussi folle que lui … comme un chien et un chat qui se disputeraient les entrailles d’un fœtus
- Même pas baptisé !
mort à l’accouchement, dans l’arrière-cour d’un couvent de bonnes soeurs… et
- Une insoumise ! Elle a refusé de me servir une tranche de pain, oh !
a-t-il chassé du « toit conjugal » sa concubine de tous les jours, au quartier Kinkole-pêcheurs, dans la commune de la N’Sele… et répudié son compagne fidèle (mais insuffisamment attentionnée), à l’heure du déjeuner… et humilié son épouse devant tous les badauds venus assister à la scène ?
*
Très tard dans la nuit, un mari volage et noctambule
- Un Zadio !
a-t-il été interpellé par des « agents de sécurité » ou des policiers « vrais-faux » surgis de nulle part (la bande du sous-commissaire principal Panya Masimba et des sous-commissaires Bisimwa Ramazani et André Pamba) ou des « éléments incontrôlés » de la 11ème Région militaire (la bande du lieutenant Kahisala, alais Kaïs… ou celle de l’adjudant Ntumba), vers deux heures du matin, sous une pluie battante, à la sortie d’un hôtel de bonne faisance, dans la commune de Limete, près de la 7ème Rue… ou à Masina, à proximité du marché de la Liberté… alors qu’il se dirigeait vers son véhicule… et a-t-il été surpris en train de glisser les clefs de sa jeep tout terrain dans sa culotte… et
- Ohoooooooh ! Dissimulation d’explosifs dans les sous-vêtements ? Détention illégale d’armes de guerre ? Dissipation de munitions ? Terrorisme ? Refile ta montre et ta chaînette en or, Satan ! Déchausse-toi ! Retire ton pantalon ! Et baisse vite ta culotte… qu’on voie ce qu’il y a à l’intérieur, Al-Qaïda !
après avoir été sommé de se déshabiller… de la tête aux mollets… le pauvre Zadio, tout déconfit, a-t-il été abandonné sur le boulevard Lumumba, en chaussettes, sous la douche… assailli par les moustiques et sans
- La charrette du bonhomme sera retrouvée par la suite dans la forêt Ndangi où elle aura été dissimulée… en attendant un changement de plaques minéralogiques et un nouveau propriétaire…
même pouvoir cacher sa whonte dans sa 4x4, climatisée, aux vitres fumées ?
*
Un boa
- Le mari n’était même pas à la maison, la jeune mère prenait l’air à l’extérieur…
s’est-il glissé dans le lit d’un jeune couple, à Bandundu ? Et les cris et les pleurs et les hurlements du bébé qui ne reconnaissait plus
- Le boa était-il un amant ?
son papa et s’est affolé… ont-ils ameuté la maman, les voisins, les jeunes et les policiers du quartier ?