Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance
Vié ba Diamba
Dépêches de l'agence de presse privée Ana et le Congo (AnaCo)
Série 3: Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance
Kinshasa 22 décembre 2009 – 15 février 2010
Sur l'agence AnaCo, voir aussi:
http://anaco1.blogspot.com/
et http://anaco2.blogspot.com/
http://butembo-kinshasa.blogspot.com/
Mwana Danzé
- Vieux, tu n’as pas le choix : tu meurs ou tu vieillis… Si tu ne veux pas mourir tout de suite, il faut bien que tu acceptes de vieillir… Kosala erreur te ! Tu ne dois pas attendre qu’Electrabel t’envoie sa facture de régularisation, tu dois reprendre l’initiative ! Je t’expédie à Kin !
a envoyé Vié ba Diamba (non plus à Butembo, comme en 2007-2008, mais)
à Kinshasa
- Cliquez sur : http://jodi.over-blog.net/article-restez-bien--39731236.html
fêter le 70ème anniversaire de son Indépendance*…
Vié ba Diamba
- Tu vois ça ? Tu comprends ça ?
se décrottait et se curait les ongles des orteils avec une brosse à dent et la pointe d’un couteau de cuisine (comme on racle et gratte un chewing-gum ou un caramel collé au pied de la cuvette des chiottes) et grognonnait de plus belle: « Tu ne vois pas qu’ils font semblant de ne pas m’entendre (sous prétexte que mes oreilles sont pleines de sable ou de poto-poto et que je suis devenu complètement sourd) et qu’ils font les « indifs » et qu’ils m’ignorent et qu’ils nient mon existence ? Tu ne comprends pas qu’ils s’appliquent, dans un premier temps, à me discréditer… afin de mieux pouvoir, ensuite, me terrasser et me délester, me relever de mes fonctions, me placer sous contrôle médical (serai-je, dans un premier temps, examiné par deux médecins de sexe différent, puis proposé à l’internement par un conseil de sept spécialistes statuant à la majorité des trois cinquième ?) ou judiciaire, prendre le pouvoir dans ma caboche, scrafer mes cafards et chicorner mes araignées, terminer mon paquet de clopes, vider mon casier de bière… et me faire passer pour une tarte, un paquet de merde ou un monstre … Tu ne vois pas qu’ils me cherchent des chiques dans les orteils ? »
- Mais qui sont donc ces affreux personnages, vieux (complètement parano) grognon ?
- Ils sont très nombreux et des tous les genres… Des exclusifs, des inversifs, des irradiés, des encadreurs, des apôtres et des corrodés, des fétichistes, des affameurs du peuple (et membres d’une confrérie de malfaisants et de malveillants qui prennent plaisir à boutiquer des plaintes sans fondement), des troueurs-profanateurs de noms… Des laudateurs de l’« œuvre de Léopold II » et des rhapsodes poisseux, des Satan-Allah et des Jésus-Satan, des chèvres-coqs et des lions-lapins… Des flics racistes et machistes de la zone de police de Bruxelles-Ixelles et des « suicidaires » qui opèrent dans le polygone de la Miba… Des Ougandais ou des Rwandais qui se font passer pour des Congolais et des Congolais qui se font passer pour des Angolais… Des éléphants piégés sur une île, au quartier Kindele, sur la route de Kimwenza, entre deux têtes d’érosion… Un peu de tout, quoi ! D’anciens sceptiques, ayant perdu leur humour et leur incrédulité, et qui, pour cause de krach financier ou de réchauffement de la planète, se sont convertis à l’une ou l’autre certitude béate… Certains m’accusent d’avoir, à peine arrivé au Congo, réactivé un conflit foncier presque aussi vieux que moi et d’avoir poussé les Enyele à l’insurrection (envahir la cité de Dongo dans le Sud-Ubangi, saccager et incender le marché, chasser tous les « allochtones »… sauf une dame grabataire et un cordonnier)… D’autres encore me soupçonnent d’avoir castré les pensionnaires des zoos de Kinshasa ou de Lubumbashi et d’avoir tenté de transférer certaines espèces animales rares (mais protégées… et, partant, très recherchées), dans des caissons capitonnés et climatisés, en Afrique du Sud, en Belgique, en Chine, en Inde, au Brésil, en Australie, aux Etats-Unis ou à Dubaï… D’autres enfin me suspectent d’être un ingénieur civil dévoyé venu offrir, contre des liasses de yuans ou de dollars, son expertise et ses services (son assistance technique d’abord, sa coopération au développement ensuite) à une secte clandestine de sorciers rancuniers qui forent, fouillent, farfouillent, fossoyent… et creusent sournoisement des galeries subversives sous la route de Matadi… et s’apprêtent à précipiter la paroisse du Saint Sacrement et toute l’église catholique romaine dans l’érosion diabolique de Mataba… Bref, je serais devenu un monstre ! Tous s’accordent sur la nécessité de me déconnecter et de me mettre hors circuit, aussitôt que je serai revenu à Poto… de me retirer mon passeport… de m’émasculer, de m’enlever toute capacité de nuisance et de faisance… Ils hésitent cependant à me placer dans une maison de repos et de soins de la chaussée de Boendael de peur que… avec la complicité de Jipéji, mon agent infiltré, qui a déjà noué des contacts utiles avec les populations locales, s’est informé de leurs coutumes, a pris connaissance des vices cachés de tout le monde et des petites manies de chacun… je ne lance sur le marché bruxellois une nouvelle église de réveil, bruyante et miraculeuse (avec cent cinquante chaises en plastique, un groupe électrogène et un bon micro-trompette, on doit pouvoir arranger ça, non ?), et que je ne profite de la jobardise et de l’ingénuité des résidentes pour m’emparer de leurs savonnettes, parfums, codes bancaires, gants de toilette, coupe-ongles, coffres à bijoux, scapulaires et médailles miraculeuses, crucifix, chapelets, titres de propriété, secrets de famille, dragées, pralines, pots de miel et de confiture, albums de photos, formules magiques et autres biens de valeur… alors que ces princesses en chaises roulantes (qu’elles conduisent avec une grande dextérité !), sous anxiolytiques et couches culottes, veuves à perpétuité… n’ayant jamais lavées, purifiées et désenvoûtées… toujours « habitées » par l’esprit de leur mari défunt… devraient certainement être ravies de voir un vieux monstre leur faire le baisemain quand elles sortent de l’ascenseur ou des toilettes du rez-de-chaussée (ou du confessionnal, si ça se trouve !) ou qu’elles prennent place à la buvette ou au réfectoire…
- Un monstre ? Même préhistorique, un monstre c’est toujours plus appétissant (et vachement plus excitant !) qu’une tarte aux navets, une bouse de vache ou un gros caca d’hippopotame ! Pourquoi ne pas essayer ? Si on te propose le job, tu peux toujours accepter, non ?
* Bon, d'accord, c'est vrai... cette toute première dépêche (AnaCo 3/2) aurait normalement dû être précédée d'une "Introduction oiseuse mais nécessaire... (on peut passer tout de suite à la dépêche suivante)" (AnaCo 3/1)... dont certains Bulankos m'ont "fait comprendre" ou "laissé entendre" qu'elle pouvait... peut-être, sans doute, quand même, on ne sait jamais, franchement, il vaut mieux ... être considérée comme énervante, crispante, irritante, déplaisante ou malvenue par les membres de cette ethnie.... qui se trouve être aussi la mienne, e bongo !
Par courtoisie
- Ou pour ne pas perdre une partie de ma chalandise (ou de mon michetonat) ?
je me suis alors résigné à déclasser cette introduction.... et la replacer-cacher-mettre en évidence
- Cliquez sur: AnaCo 3/1 - Introduction oiseuse mais nécessaire... (on peut passer tout de suite à la dépêche suivante)
tout à la fin du texte, après la toute dernière dépêche (AnaCo 3/50), oh !
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http://anaco3.over-blog.net/article-anaco-3---a-la-faveur-de-la-hausse-du-prix-des-minerais-les-mining-reviennent-en-force-45851934.html
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http://anaco3.over-blog.net/article-anaco-3---courants-des-hauts-et-des-bas-45850781.html
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http://anaco3.over-blog.net/article-anaco-3---des-odeurs-de-petrole-45850657.html
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http://anaco3.over-blog.net/article-anaco-3---odeurs-de-bois-45847770.html
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