Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance

Publicité

AnaCo 3/5 - A la faveur de la hausse du prix des minerais, les « Mining » reviennent en force

 

Vié ba Diamba

Dépêches de l'agence de presse privée Ana et le Congo (AnaCo)

Série 3: Je fête, à Kinshasa, le 70ème anniversaire de mon Indépendance 

Kinshasa 22 décembre 2009 – 15 février 2010

 

 

Sur l'agence AnaCo, voir aussi:  
http://anaco1.blogspot.com/

et http://anaco2.blogspot.com/


Sur le Congo, voir aussi:   

http://butembo-kinshasa.blogspot.com/


 

A la faveur de la hausse du prix des minerais, les « Mining » reviennent en force

 

Un jeune homme est enseveli dans un éboulement et

- Il faisait nuit ! Il pleuvait en abondance ! Ses amis n’ont pas réussi à le sortir de là !

inhumé sur place, au plus profond d’un puits de seize mètres au moins, dans une carrière artisanale de diamant, à Bipongo, le long de la rivière Kasaï, près de Tshikapa…

 

Or que*…

Six personnes sont mortes (cinq enfants et la mère de trois d’entre eux) et deux autres sont portées disparues dans un éboulement qui s’est produit à Manono, au Katanga, sur le site de l’ancienne société mixte belgo-congolaise Zaïre-Etain et, plus précisément, dans la carrière « Eau rouge », près de la localité de Ntete, interdite d’exploitation depuis plus de quinze ans… où de nombreux « creuseurs artisanaux » continuent cependant d’extraire clandestinement de la cassitérite, avec des outils rudimentaires, parfois à plus de soixante-dix mètres sous terre…

 

Or que

Deux jours durant, plusieurs dizaines de femmes (dont des épouses de militaires) ont manifesté dans les rues de Manono pour protester contre l’interdiction qui leur a été faite d’accéder aux mines de cassitérite et de les exploiter artisanalement…

 

Or que

Des éléments armés dressent des barrières et taxent les creuseurs qui veulent accéder à une zone aurifère située au sud du territoire de Fizi…

 

Or que

Des militaires de la Garde Républicaine se seraient « installés » dans les carrières diamantifères de la cité de Mawangu (à plus de 800 kilomètres au sud de Kikwit) et y soumettraient les exploitants à un « système de travaux forcés »…

 

Or que

Les habitants du quartier Lwano (dans la commune annexe de Lubumbashi), expropriés pour permettre à la société Rwashi Mining d’installer une ligne à haute tension, descendent dans la rue pour protester contre l’opération de démolition de leurs maisons…

 

Or que

Le prix du cuivre se négocie actuellement à 6.900 la tonne voire 7.000 dollars américains au lieu de 2.800 ou 3.000 en 2008 et les grandes entreprises minières (dont la société Rwashi Mining), ont repris totalement leurs activités au Katanga… qui avaient été ralenties ou interrompues par la crise…

 

Or que

D’autres entreprises minières… dont les contrats avaient fait l’objet d’une « revisitation »… grondent, fulminent, se cabrent, font du chantage, menacent … et Mike Farmer, Country Manager de la firme canadienne First Quantum Mineral ltd (dont le projet Kingamyambo Musonoï Tailings, KMT, projet d’exploitation des rejets miniers de Kolwezi, a été résilié) rappelle que les opérateurs miniers « sont capables du meilleur comme du pire » et entend faire passer (ou « bien envoyer » - sic - comme écrit dans AfricaNews, n° 405 du mercredi 16 au jeudi 18 décembre 2009) un message fort aux autorités congolaises…

 

Or que

L’Industrial Development Corporation, IDC, institution financière sud-africaine, et la Société financière de développement, SFI, filiale de la Banque mondiale, toutes deux associées au projet minier KMT résilié depuis août 2009… ont pris l’option de réduire leur présence en RDC…

 

Or que

Près de deux mille cinq cent personnes auraient perdu leur emploi suite à la fermeture de KMT…

 

Or que

Très professionnelle et mieux inspirée, Margaret Kabamba, chargée de communication du bureau de Kinshasa de Tenke Fungurume Mining, TFM, une filiale de Freeport MacMoran Cooper & Gold, reçoit les journalistes au restaurant « La fleur de sel » et leur fait savoir que « son entreprise se porte à merveille en dépit de la revisitation de son contrat » et

- Chez les Américains, on a appris à être positif !

se dit optimiste quant à l’issue du dossier de TFM…

 

Or que

Plusieurs agents de l’Etat (un conseiller de cabinet ministériel, deux directeurs et un chef de division) sont détenus

- Illégalement ! Après quarante-huit heures de garde à vue, nos clients auraient dû être transférés au parquet ! s’indignent leurs avocats

depuis plus de dix jours à la PIR, Police d’Intervention Rapide… qui leur reproche un détournement de cinq cent mille dollars… après une mission effectuée au Katanga auprès de la société TFM…

 

Or que

Le Groupe Bazano affirme ne pas se reconnaître « dans le lot des entreprises minières installées à Likasi et à Kambove qui auraient l’habitude d’acheter les produits miniers de Shinkolobwe tout en se fichant d’en connaître la provenance »… Le direction du Groupe Bazano s’insurge contre ces graves accusations de la représentation Katangaise de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme, Asadho « dont les méthodes de nuisance, plusieurs fois décriées, n’arrêteront jamais (le Groupe) dans son souci de participer de manière significative au développement de la province du Katanga et ce, en vue de contribuer, dans le strict respect des lois régissant le secteur minier en RDC, au programme des Cinq Chantiers initié par le Président de la République »…

 

Or que

Au Katanga, les entreprises minières avaient jusqu’au 15 janvier 2010 pour

- L’entreprise qui ne sera pas en ordre se verra interdire d’exporter sa production !

prouver qu’elles ont appliqué la directive de l’exécutif régional (arrêté provincial n°2008/0000/Kat du 22 mai 2008) leur enjoignant de prendre à leur charge la culture d’un champ de maïs ou de manioc d’au minimum cinq cent hectares…

Dans son édition du 5 au 8 février 2010, Pool Malebo publie une liste (établie par le Ministre de l’Agriculture de la province) de 16 entreprises « interdites d’exportation ». Ce sont, par ordre alphabétique, les entreprises suivantes :

- la Compagnie minière du Sud-Katanga

- Congo Loyal Will Mining

- Cota Mining

- Feza Mining

- Golden African

- JMT/MJM

- Katanga Copper Co

- Katanga Metals

- Magma Minerals

- Mehul Mining

- MIEL International

- Mining Yue

- New Dathu Minerals

- Rubamin Sprl

- SARDC

- Volcano Mining…

Quelques jours plus tard, cependant, en date du 11 février 2010, le gouverneur du Katanga décide de lever la mesure d’interdiction d’exportation frappant les entreprises citées ci-dessus… mais la levée de cette mesure « est conditionnée par l’achat des intrants agricoles par les entreprises concernées, en faveur des agriculteurs, en attendant la prochaine saison culturale pour cultiver leurs propres champs » (ACP)

 

Or que

Les cours du diamant brut… dont le marché a été gravement affecté par la crise du crédit… ont retrouvé le niveau du début de l’année 2009, c’est à dire plus de deux mille dollars pour un diamant d’un carat…

 

Or que

Des « opérateurs économiques », en provenance d’Afrique du Sud, franchissent plus ou moins clandestinement la frontière angolo-congolaise, à Kamako ou ailleurs… avec des camions, des jeeps, des motos, des pioches et des pelles, des groupes électrogènes et

- Ayant, sans doute, pour mission de faire déguerpir rapidement les résidents qui exploitent depuis des années, de façon artisanale, les carrières de minerais précieux que ces nouveaux « investisseurs » convoitent ?

des « gardes du corps »…

 

Or que

D’après le « Comité d’accueil des refoulés de l’Angola », depuis le début du mois de janvier 2010, quatre mille cent dix-huit ressortissants congolais, creuseurs artisanaux

- Parmi lesquelles huit cent quatre-vingt cinq femmes ! Deux cent cinq d’entre elles ont été violées et certaines « se retrouvent avec des grossesses » !

auraient été expulsés brutalement d’Angola, via Kamako, dans le Kasaï Occidental…

 

Or que

Les zones aurifères de la Province Orientale font l’objet de multiples convoitises… On cite le projet de constitution d’une société de joint-venture « Kibali Goldmines»... On parle aussi du projet de la société sud-africaine AngloGold Ashanti Limited * d’ouvrir prochainement une mine d’or dans la concession 40 de l’Office d’or de Kilomoto, Okimo, et dans la cité de Mongbwalu… L’exploitation de cette réserve, estimée à 83 tonnes d’or (d’une valeur de plus de 33 milliards de dollars), risque, d’après le Cafod, une agence de développement de l’Eglise catholique, de se faire au détriment de la population qui, depuis leur découverte à l’époque coloniale, n’a jamais directement bénéficié de l’exploitation des richesses de son sous-sol… et qui compte, dans une région « post-conflit », pleine de chômeurs, des dizaines de milliers

- Certains d’entre eux seulement pourront être repris !

de creuseurs artisanaux… et autant de familles qui dépendent entièrement de leur travail pour leur subsistance…

 

* Les textes juridiques régissant la société de joint-venture Ashanti Goldfields Kilo SARL, constituée en 1991, sont actuellement en voie de reformulation dans le cadre de la « revisitation des contrats miniers »…

 

Or que

Ajudiya Pravin Kumhar, un « ancien de Mbuji-Mayi » (dans les années 2004-2006), présentement domicilié à Bombay, est condamné… à la télévision, en direct, sur la chaîne publique RTNC... à six mois

- Ce n’est pas excessif… mais il fêtera quand même son quarante-troisième anniversaire en prison !

de servitude pénale par le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe pour achat et détention illicite de substances minérales ainsi que pour tentative d’exportation frauduleuse de ces substances… à savoir huit kilos (plus de quarante mille carats, d’une valeur marchande d’au moins cinq cent cinquante mille dollars américains) de diamants saisis à l’aéroport de N’Djili… qui avaient été « salis » grossièrement pour tromper la vigilance des services de contrôle à l’aéroport… et qu’il prétendait avoir achetés au marché des bikeko, près de la gare centrale…

 

Or que

Des « marchands de ferraille » auraient

- Pour l’exportation ? Dans le cadre d’un processus de valorisation des ressources minières nationales ?

démonté et

- Par un procédé obscur ? Na kiaswama ?

revendu au kilo les quelques cent vingt kilomètres de rails de la voie ferrée reliant Tshela à Boma…

 

 

* Or que , ça veut dire quoi ?

Au choix ! « Locution » très usitée sous le Deuxième République, or que peut signifier n’importe quoi… ou presque… A savoir, comme chacun l’entend… ou ne l’entend pas : dans le même temps ou à une autre époque, dans d’autres circonstances ou dans des circonstances analogues, dans le même

- En relation avec… ou sans aucun rapport !

sens ou dans un sens opposé, dans le même lieu ou tout à fait ailleurs…

 

---------------------------------
  

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article